Plusieurs traitements au laser se font directement au cabinet Point Vision Bordeaux, en consultation, sans hospitalisation.
Le laser SLT du glaucome
Le glaucome chronique abîme peu à peu le nerf optique et le champ visuel, le plus souvent à cause d’une pression trop élevée dans l’œil. Trois moyens permettent de l’abaisser : les collyres, certains lasers, la chirurgie. La trabéculoplastie laser (SLT) agit sur le trabéculum, le filtre par lequel le liquide de l’œil s’évacue, pour l’aider à mieux drainer.
Ce qu’elle ne fait pas : elle ne guérit pas le glaucome, ne rend pas la vue et ne répare pas les lésions déjà présentes. Elle vise à ralentir l’évolution. L’effet sur la pression est variable, il se juge vers un mois, et sa durée est imprévisible. Il permet parfois de réduire les collyres. Une chirurgie peut devenir nécessaire plus tard, et la surveillance reste indispensable à vie. Le laser n’est pas actif dans tous les glaucomes.
La séance se fait assis, devant un appareil semblable à celui de l’examen, avec des gouttes anesthésiques et un verre de contact posé sur l’œil. Elle est indolore. Une élévation transitoire de la pression est habituelle et peut nécessiter de renforcer le traitement. Une inflammation, une élévation durable de la pression, ou un malaise sont possibles.
La capsulotomie YAG après une cataracte
Après l’opération de la cataracte, la capsule qui soutient l’implant s’opacifie chez plus d’un patient sur trois, dans les années qui suivent. Ce n’est pas une repousse de la cataracte. La vue baisse à nouveau. Un laser YAG ouvre la capsule en son centre, sans incision, en une séance en général, rapide et indolore.
- Ne conduisez pas dans les trois heures qui suivent (éblouissement, pupille dilatée).
- La vue s’améliore vite, souvent dès le lendemain. Des mouches volantes et une sensibilité à la lumière peuvent durer un temps variable.
- Une irritation, une inflammation et une élévation transitoire de la pression sont fréquentes ; des gouttes les préviennent.
- Rares : inflammation importante, œdème du centre de la rétine (moins de 1 % des cas), décollement du vitré ou de la rétine, altération de l’implant. L’élévation durable de la pression, le déplacement de l’implant et la récidive sont exceptionnels ou rares.
- De nouveaux corps flottants, un voile ou des éclairs dans les semaines qui suivent imposent de consulter rapidement. Les complications rétiniennes sont plus fréquentes en cas de fragilité de la rétine, par exemple une forte myopie.
Le laser de la rétine
La photocoagulation au laser crée des impacts de cicatrice à des endroits précis de la rétine. Elle sert à :
- Traiter une déchirure ou un trou de la rétine (signes : éclairs, mouches volantes nouvelles), pour tenter de prévenir un décollement de rétine. Dans la plupart des cas, la cicatrisation est durable, mais le laser n’empêche pas l’apparition d’autres déchirures.
- Traiter la rétinopathie diabétique (grandes zones de rétine, en plusieurs séances) ou un œdème maculaire, pour stabiliser la vision.
- Traiter certaines formes de DMLA et d’autres maladies de la rétine, dans des cas précis.
Le patient est assis, la pupille est dilatée par un collyre, l’œil anesthésié par un collyre. Une séance ne dépasse pas 15 à 20 minutes. Un éblouissement est habituel, le traitement est en général peu douloureux, et la plupart des gens reprennent leurs activités dès le lendemain. Le laser prévient une baisse de vue, il ne l’améliore pas. Les complications sévères sont rares : altération du champ visuel périphérique et, après une panphotocoagulation chez le diabétique, parfois une baisse d’acuité plus ou moins durable. Moins sévères : irritation de la cornée, infection de la cornée ou de la conjonctive. Exceptionnellement : dilatation prolongée de la pupille, crise de glaucome aigu, baisse de vision définitive.
Éclairs lumineux, nouvelles mouches volantes ou voile noir dans le champ de vision : consultez rapidement, ce sont les signes d’une déchirure ou d’un décollement de la rétine.
Petites lésions des paupières et cils qui frottent
Certaines petites lésions bénignes des paupières peuvent être traitées au laser après examen. Une lésion d’aspect suspect n’est pas traitée sans avoir été évaluée : voir la page sur les tumeurs de la paupière. Le Dr Mathieu réalise aussi l’épilation des cils qui frottent l’œil : voir trichiasis.
Questions fréquentes
Ces lasers font-ils mal ?
Peu ou pas, pour le SLT et le YAG. Pour le laser de la rétine, le traitement est en général peu douloureux, mais un éblouissement est habituel.
Le laser du glaucome me permettra-t-il d’arrêter mes collyres ?
On peut réduire le traitement chez la majorité des patients, mais ce n’est pas définitif. La surveillance de la pression reste indispensable.
Prendre rendez-vous
Pour une consultation ou une chirurgie. Pensez à apporter votre dossier médical ainsi que vos ordonnances habituelles.