Rétine médicale et injections intravitréennes

Le Dr Mathieu prend en charge l’ensemble des pathologies ophtalmologiques, notamment en rétine médicale. Il est titulaire d’un diplôme universitaire d’imagerie rétinienne et de traitement des maladies maculaires (université Paris-Créteil, 2021) et réalise les injections intravitréennes dans son cabinet Point Vision Bordeaux.

La DMLA

La dégénérescence maculaire liée à l’âge touche la macula, la zone centrale de la rétine : la lecture, l’écriture, les visages. C’est la première cause de baisse de vision après 65 ans, selon la SFO. Elle a deux formes.

  • La forme atrophique, dite « sèche », est la plus fréquente et évolue lentement. Il n’existe pas de traitement qui remplace les cellules perdues. La surveillance, dont l’auto-surveillance avec une grille d’Amsler, permet de repérer un passage vers la forme humide, et si la vue baisse, la rééducation basse vision peut aider.
  • La forme exsudative, dite « humide », représente environ 20 à 25 % des cas. Des vaisseaux anormaux saignent et laissent de l’œdème : sans traitement, la vision centrale peut chuter en quelques semaines ou mois. Les injections d’anti-VEGF sont le traitement de première intention, à commencer le plus tôt possible.

Les anti-VEGF ont réduit de moitié le taux de cécité légale liée à la DMLA humide depuis 2006. Ils ne conviennent pourtant pas à tous : certains patients répondent peu, d’autres doivent être injectés à des intervalles trop courts. La DMLA humide est une maladie chronique qui demande un suivi régulier, à long terme.

Diabète, occlusions vasculaires

La rétinopathie diabétique abîme les petits vaisseaux de la rétine. Elle peut rester longtemps sans symptôme, d’où l’intérêt du fond d’œil : la HAS recommande de le faire chaque année chez le diabétique (rarement tous les deux ans en cas d’équilibre parfait). L’œdème maculaire du diabétique et les occlusions veineuses de la rétine se traitent aussi par injections (des anti-VEGF ou des corticoïdes selon la maladie), et le laser peut être proposé dans certaines situations.

Les examens

L’imagerie de la rétine, dont l’OCT qui en donne une coupe, sert au diagnostic et à décider du rythme des injections. D’autres examens, comme l’angiographie, sont demandés selon le cas.

L’injection, étape par étape

  1. Vous êtes allongé ou à demi assis. L’œil est anesthésié par un collyre.
  2. Les paupières et la surface de l’œil sont désinfectées avec un antiseptique. Un champ stérile et un écarteur de paupières sont mis en place.
  3. Le médicament est injecté à travers le blanc de l’œil avec une aiguille très fine, à un endroit précis. L’injection ne dure que quelques secondes.
  4. L’œil est rincé au sérum physiologique.

L’œil reste indolore dans la très grande majorité des cas. Une sensation de grains de sable ou de légère brûlure, avec des larmes, est possible les 24-48 premières heures. Selon le produit, vous pouvez voir quelques taches dans le champ visuel pendant quelques heures à quelques jours, parfois plus longtemps. Les injections sont fréquemment répétées : le rythme est adapté à l’évolution de la maladie, plus rapproché au début, espacé ensuite quand c’est possible. Certaines maladies touchent les deux yeux, et on peut proposer de les injecter le même jour.

Les risques

Le plus fréquent est sans conséquence : le blanc de l’œil devient rouge à l’endroit de l’injection (hémorragie sous-conjonctivale) et se résorbe en quelques jours. Les autres complications sont très rares, mais elles peuvent survenir malgré les précautions.

  • Infection à l’intérieur de l’œil (endophtalmie) : de l’ordre de 1 injection sur 2 000 à 1 sur 7 000 selon les études. Elle se manifeste par une baisse de vision, une douleur et une rougeur.
  • Autres : élévation de la pression de l’œil, lésion du cristallin à l’origine d’une cataracte, hémorragie dans le vitré, décollement de rétine.
  • Ces complications peuvent être transitoires ou définitives et, exceptionnellement, conduire à une perte de vision, dans les cas les plus rares à la perte de l’œil. Le risque est le même à chaque injection.

Baisse de vision, douleur ou rougeur dans les heures ou les jours qui suivent une injection : contactez immédiatement votre ophtalmologiste ou le centre hospitalier le plus proche, sans attendre.

Les signes qui doivent faire consulter vite

  • Une baisse de la vision centrale, des lignes droites qui paraissent déformées, une tache au centre.
  • Des éclairs lumineux, de nouvelles mouches volantes, un voile sombre dans le champ de vision.

Questions fréquentes

L’injection est-elle douloureuse ?

L’œil est anesthésié en surface et reste indolore dans la très grande majorité des cas. Une sensation de grain de sable ou de brûlure est possible pendant 24 à 48 heures.

Combien d’injections faut-il ?

Cela dépend de la maladie et de votre réponse au traitement. Les injections sont fréquemment répétées, et le rythme est ajusté au fil du suivi.

Puis-je arrêter les injections quand ma vue va mieux ?

Ne les arrêtez pas de vous-même. La DMLA humide est une maladie chronique qui demande un suivi régulier ; c’est votre ophtalmologue qui adapte l’intervalle entre deux injections.

Prendre rendez-vous

Pour une consultation ou une chirurgie. Pensez à apporter votre dossier médical ainsi que vos ordonnances habituelles.